Mon (autre) blog en anglais
Je démarre un autre blog en anglais, c’est ici. A vous lire.
Je démarre un autre blog en anglais, c’est ici. A vous lire.
Paul Valéry : "Je suis un honnête homme; je veux dire par là que je suis généralement d’accord avec ce que je fais".
;-))
J’ai fait réaliser à un groupe en formation un "Wikipédia raid" très réussi… un coaching de groupe plein de promesses.
Discussion avec une de mes coachées ; je lui propose l’idée de développer la coopération et la collaboration dans son équipe ; elle pense que les membres de son équipe collaborent et coopèrent déjà beaucoup « presque trop, dès qu’il y a quelque chose à faire dans leur domaine, ils le prennent en dépit de leur charge de travail ».
Il va falloir introduire des distinctions utiles :
La question est celle de l’exécution des actions pour produire le résultat attendu (atteindre l’objectif) ; c’est la question de l’efficacité.
Est-on organisé pour l’efficacité ?
Le problème qui me vient à l’esprit –formulation curieuse—est celui de « l’égoïsme » :
Ce qu’on appelle généralement quelqu’un de motivé, c’est quelqu’un qui passe tout son temps pour lui-même, pour faire de son mieux, pour produire un résultat aussi bon que possible, pour être aussi bien évalué que possible… on est à deux doigts de « les autres c’est pas mon problème ».
Coopérer-collaborer, en vérité, c’est avoir en tête les conditions de réussite de tous, et la façon dont je peux y contribuer directement (par mon travail et ma collaboration directe au résultat) et indirectement (par ma coopération, ma prise en compte en anticipation des besoins des autres, et des conséquences pour eux de mes actions). Je ne coopére-collabore, en réalité, que quand je le fais de façon efficace (et donc réfléchie).
Dans ce sens, ma cliente me décrit une équipe qui ‘coopère’ peu : des gens qui prennent a priori et sans considération de leur charge de travail, sont des gens qui s’apprêtent –avec les meilleurs raisons et la meilleure conscience du monde—à répondre « je n’ai pas (eu) le temps » quand on leurs demandera des nouvelles de leurs engagements… et ils feront donc payer aux autres les conséquences de leurs manquements.
(à suivre)
Bref coaching –percutant– d’une vraie rebelle dans un groupe de formation récent :
"Tu es une rebelle et tu y tiens; je dois dire que tu es un apport précieux à cette formation : tu vois des possibilités que les autres ne voient pas, tu pointe des failles de façon aigüe. C’est bien. Merci. Continue à nous aider de cette façon, s’il te plaît.
"Maintenant, va plus loin, va jusqu’au bout de ta démarche; de temps en temps, rebelle-toi contre ta rébellion, qu’elle ne soit pas automatique ni obligatoire –goûte au plaisir d’être quelque fois d’accord, (conforme?), en ligne avec les autres.
"Tu mérites aussi ces moments de tranquillité, des moments où tu te sens –brièvement– faire partie…, où tu n’es plus seule de ton avis."
Tête de la dame! Très touchée, rosissante, grand sourire de contentement… et coopérative ensuite.
Russell Davies [dont j’ignore tout] donne une série de conseils originaux et pragmatiques sur un thème lui-même original : "how to be interesting". Je ne résiste pas au plasir de vous en donner un échantillon (mais tout le post est à lire) :
1. Faites au moins une photo par jour. Postez-la sur flickr.
2. Démarrez un blog. Ecrivez au moins une phrase par semaine.
3. Tenez un scrapbook.
4. Chaque semaine, lisez un magazine que vous n’avez jamais lu.
5. Une fois par mois, interviewez quelqu’un pendant 20 minutes, trouvez comment les rendre intéressants. Podcastez -le.
6. Faites une collection.
7. Une fois par semaine, restez une heure dans un café à écouter les conversations; bloguez ça (prudemment).
8. Chaque mois écrivez 50 mots sur une oeuvre d’art visuelle, une oeuvre écrite, une oeuvre musicale, et un film ou émission de TV. Bloguez ça. Cherchez d’autres formes d’art.
9. Fabriquez quelque chose avec vos mains..
10. Lisez.
[via "creative generalist"]
Imaginer comme dans la dissociation simple "classique", l’écran, l’image, etc… mais un cache vient se mettre entre moi et l’écran; le film se déroule mais je n’en vois que les bords tout autour du cache…
Hésiter entre résister et s’adonner :
Dans la série "Tout est dit et l’on vient trop tard"…un post ‘génial’ ;-) dans un blog que j’adore Philalethe.net.
[UPDATE : je le reproduis ci-après; le lien marche plus ou moins?]
Lisant Au temps du boeuf sur le toit, journal imaginaire publié par Maurice Sachs en 1939, je suis surpris d’y voir apparaître, à peine masqué, Diogène le Chien:
"Une des caractéristiques de notre temps pourrait ainsi s’exprimer ainsi: ne nous laissons point distancer, ni par le temps, ni par les événements; par rien. Et reconnaissons dès maintenant nos génies nationaux comme tels. Il semble que le mauvais sort de Rimbaud, de Van Gogh, de Gauguin, de Lautréamont nous fasse une particulière horreur. Ces injustices ne seront pas renouvelées, dit-on. Mais, crainte de laisser passer un génie, nous en serons bientôt tant encombrés qu’on pourra se promener, une lampe à la main, disant: Je cherche un homme qui n’ait pas de talent." (Les Cahiers rouges Grasset p.104-105)
Pour mémoire:
"Ayant allumé une lanterne en plein jour, il dit: "Je cherche un homme" " ( Diogène Laërce Vies et doctrines des philosophes illustres VI 41 trad. de Marie-Odile Goulet-Cazé)
Je repense aussi à ce passage de Musil:
"Or, un beau jour, Ulrich renonça même à vouloir être un espoir. Alors déjà, l’époque avait commencé où l’on se mettait à parler des génies du football et de la boxe: toutefois, les proportions demeuraient raisonnables: pour une dizaine, au moins, d’inventeurs, écrivains et ténors de génie apparus dans les colonnes des journaux, on ne trouvait encore, tout au plus, qu’un seul demi-centre génial, un seul grand tacticien du tennis. L’esprit nouveau n’avait pas encore pris toute son assurance. Mais c’est précisément à cette époque-là qu’Ulrich put lire tout à coup quelque part (et ce fut comme un coup de vent flétrissant un été trop précoce) ces mots: "un cheval de course génial"" (L’homme sans qualités I p.55)
Curieuse observation faite à l’Université de Lübeck : une stimulation électrique du cerveu pendant le sommeil augment sensiblement la mémoire !
Une idée simple et géniale trouvée ici [en] : le "Wikipedia raid". C’est expliqué en grand détail sur un exemple réel; le format est facile à décalquer sur n’importe quel autre sujet, et potentiellement très formateur et enrichissant…
En deux mots : invitation est lancée, sur un sujet donné (ici les "future studies"), à un ensemble de gens potentiellement a) pertinents et b) intéressés, de produire en 24 heures un enrichissement sensible de l’encyclopédie participative en ligne wikipedia. Le sujet choisi est ici considéré comme mal couvert par ladite encyclo, au moins de l’avis des intéressés (qui sont des spécialistes…).
Pourquoi ce lien ici ,dans le domaine du coaching? Parce qu’il me semble bien (sans avoir encore essayé) que ça doit être un superbe support pour du coaching de groupe, dans le domaine du knowledge management, en particulier… (à suivre).
Le côté collaboratif est particulièrement séduisant.
Qui a envie de s’inscrire et sur quel sujet ?
(Via Anecdote, Via ‘faut le savoir‘)
Un post provocant dans un blog que je découvre; un revenez-y de cette histoire-là; qui venait ce ce post-là… Maslow pas mort! Si je peux avoir l’immodestie de me citer moi-même ;-) :
Maslow pose un cadre –très innovant pour l’époque, mais très daté :
- La hiérarchisation des besoins est fortement calquée sur la culture Nord Américaine (essayez d’expliquer la pyramide à des Indiens ou des Japonais… pas simple !);
- L’idée que seule la satisfaction du besoin ‘de niveau inférieur’ permet de passer au niveau suivant… est fausse : quelqu’un qui se fait sauter (niant le besoin de survie) au nom d’un idéal (besoin d’accomplissement), contrevient formellement à la démonstration de Maslow… et pourtant ça existe (Jean Moulin qui se jette par la fenêtre pour ne pas parler sous la torture, pour en rester là) ;
- Ce qui apparaît en fait comme premier c’est le besoin de sens : je ne sais plus qui résumait la pyramide en trois niveaux (en ‘remontant’ : maintenance, reliance et sens) ; et on peut dire que c’est le sens qui entraîne le reste ;
- [Une incidente sur les 3 sens de « sens » ? Allez :
- sens = perception (les 5 sens);
- sens = direction («ça va dans le bon sens»);
- sens = signification («ça n’a pas de sens»)
- le tout petit enfant sent (sa mère/ le sein), s’oriente vers elle, et expérimente « c’est bon » (donne un sens positif).]
Je proposerai de mettre la pyramide à l’envers, sur la pointe !
Rendez-vous initial avec un "candidat" coaché —en fait nous sommes réciproquement "candidats"; il a vu 3 coaches pour choisir, et je dois aussi sentir, évaluer comment "ça marche", ça peut marcher entre nous—si on pourra travailler efficacement ensemble.
De nombreuses questions sur le coaching "Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ?". Des réponses prêtes, rodées "Réinterpréter l’expérience, d’une façon qui donne du pouvoir" "Pas de psychologie ni de psychothérapie" "Gérer des remontées émotionnelles" "Il n’y a pas de coaching sans demande de coaching"… et puis quelques formules qui me viennent sans calcul, spontanément, et qui me surprennent un peu :"[Pour le/la coaché(e)] un coaching est un compliment qu’on se fait à soi-même, un pari qu’on fait sur sa propre capacité à être plus grand qu’on ne croit" "Prendre du coaching comme on prend soin de soi; on fait du sport, on fait attention à ce qu’on mange… faire la même chose pour son esprit" "Accepter un coaching est un signe de maturité; savoir demander du coaching est un plus grand signe de maturité".
A chaque fois la même impression; un mystère et un pari : qu’est-ce qui va être possible cette fois-ci, quoi de solide, d’utile, de nouveau…
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