Maslow la tête à l’envers ?
Un post provocant dans un blog que je découvre; un revenez-y de cette histoire-là; qui venait ce ce post-là… Maslow pas mort! Si je peux avoir l’immodestie de me citer moi-même ;-) :
Maslow pose un cadre –très innovant pour l’époque, mais très daté :
- La hiérarchisation des besoins est fortement calquée sur la culture Nord Américaine (essayez d’expliquer la pyramide à des Indiens ou des Japonais… pas simple !);
- L’idée que seule la satisfaction du besoin ‘de niveau inférieur’ permet de passer au niveau suivant… est fausse : quelqu’un qui se fait sauter (niant le besoin de survie) au nom d’un idéal (besoin d’accomplissement), contrevient formellement à la démonstration de Maslow… et pourtant ça existe (Jean Moulin qui se jette par la fenêtre pour ne pas parler sous la torture, pour en rester là) ;
- Ce qui apparaît en fait comme premier c’est le besoin de sens : je ne sais plus qui résumait la pyramide en trois niveaux (en ‘remontant’ : maintenance, reliance et sens) ; et on peut dire que c’est le sens qui entraîne le reste ;
- si ce que je vis n’a pas de sens pour moi, je peux me laisser mourir, je peux m’isoler, etc.
- à l’inverse (cf. F. Dolto), un être humain peut vivre à peu près n’importe quoi (survivre à…) du moment qu’il/elle peut lui donner du sens.
- [Une incidente sur les 3 sens de « sens » ? Allez :
- sens = perception (les 5 sens);
- sens = direction («ça va dans le bon sens»);
- sens = signification («ça n’a pas de sens»)
- le tout petit enfant sent (sa mère/ le sein), s’oriente vers elle, et expérimente « c’est bon » (donne un sens positif).]
Je proposerai de mettre la pyramide à l’envers, sur la pointe !
